Jobboom - IndexJobboom - Jobboom - Le Magazine - Édition novembre 2008 - Indexmarché du travail | ActuAlité
pAr Nicolas demers
l’heure à l’ouverture
La qu e s t i o n de s h e u r e s d’o u v e r t u r e de s su p e r mar c hés se m b L e rég Lée, a p r è s de s a n n é e s de ti rai LLe m e nts
e n t r e dépan n e u r s, m a g a s i n s à g r a n d e s u r fac e, c o n s o m m at e u r s et s y n d i c at s. Le m i n i st r e d u déve Lo p p em
e n t é c o n o m i q u e a a n n o n c é Le 9 o c to b r e de r n i e r u n p r o j e t d e r è g L e m e n t q u i raLLi e e n f i n Le s a c t e u r s
d e L’industrie.
En juin dernier, Metro, loblaw/provigo
et Sobeys/iGA ont offert au ministre du
Développement économique, raymond
Bachand, de fermer les supermarchés
durant cinq jours fériés et demi par
an, soit au jour de l’An, à pâques, le
24 juin, à la fête du travail, à Noël, et le
26 décembre avant 13 h. l’initiative a été
appuyée par l’Association des détaillants
en alimentation du Québec (ADAQ) et
les travailleurs et travailleuses unis de
l’alimentation et du commerce (tuAc),
si bien que le ministre vient d’en faire
un projet de règlement. «c’est la première
fois depuis belle lurette qu’on
arrive à une proposition concertée», dit
pierre-Alexandre Blouin, le directeur des
Affaires publiques de l’ADAQ.
il faut dire que la grogne sévissait dans
l’industrie depuis la modification, en décembre
2006, de la loi sur les heures et
les jours d’admission dans les établissements
commerciaux. cette modification a
repoussé de 17 h à 20 h le moment où
les épiceries doivent limiter leur nombre
d’employés à quatre les week-ends. le
ministre Bachand voulait ainsi calmer les
consommateurs, qui pestaient contre
l’attente aux caisses les samedis et les
dimanches à l’heure du souper.
Mais ce faisant, il a mécontenté les syndicats,
les dépanneurs et les épiceries de
petite surface, qui revendiquaient plutôt
la fermeture des supermarchés durant la
nuit et les jours fériés. «Au nom du droit
à l’escalope à 23 h, on met de côté la
conciliation travail-famille», ironisait à l’époque
le président de la FtQ, Henri Massé.
eNfiN l’harmoNie
la proposition de 2008 vient donc apaiser
les tensions. «les petits détaillants
pourraient doubler leur chiffre d’affaires
pour chaque journée fériée. c’est
énorme pour eux», dit Yves Servais, le
directeur général de l’Association des
marchands dépanneurs et épiciers du
Québec. En effet, selon le projet de
règlement, les établissements de moins
de 375 mètres carrés resteront ouverts
durant les journées désignées, et ce, sans
limite quant au nombre d’employés.
«Demandez à quelqu’un qui travaille
dans l’alimentation le jour de Noël et
qui passe à côté d’une file de 35 clients
qui l’engueulent, si les modifications
sont bonnes pour lui. une proposition
aussi concertée va améliorer le bien-
être des travailleurs», affirme louis
Bolduc, adjoint exécutif au président
national des tuAc, qui représentent
80 % des travailleurs syndiqués des
supermarchés.
Anne potvin, secrétaire générale de la
Fédération du commerce de la cSN, qui
regroupe une centaine de syndicats de
l’alimentation, surtout situés en région, n’y
voit par contre qu’un pas dans la bonne
direction. «Nous réclamons [depuis 2006]
que les supermarchés ferment pendant
les sept journées fériées proposées par la
loi sur les heures et les jours d’admission
dans les établissements commerciaux et
la loi sur les normes du travail.» les
travailleurs, dit-elle, veulent avant tout du
temps pour s’occuper de leur famille.
le projet de règlement est soumis à la
consultation publique pour une durée de
45 jours. pensons tout de même à acheter
la dinde avant le 25 décembre pour ne pas
être pris au dépourvu!
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novembre-décembre 2008 vol9n°10
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