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Jobboom - Jobboom - Le Magazine - Édition novembre 2008 - Index

secteUrs en vedette | CAPITALE-NATIONALE
PAR emmanUelle gril
tissulaire du Centre hospitalier affilié universitaire
de Québec viendront également
renforcer la position de la région dans la
recherche sur les sciences de la vie.
«ICI, LES LOyERS SONT
MOINS ChERS QU’À
MONTRÉAL, LES COûTS
DE FONCTIONNEMENT
SONT PLUS bAS, CE QUI
EST TRèS ATTRAyANT. ON
TROUVE AUSSI UN bON
VOLUME DE MAIN-
D’œUVRE QUALIFIÉE.»
— MARTINE ROy,
ÉCONOMISTE RÉGIONALE
D’EMPLOI-QUÉbEC
Pour sa part, le vigoureux secteur des
technologies appliquées verra naître le
Cercle de développement de l’optiquephotonique,
le Pôle d’excellence en
technologies géospatiales, et plusieurs
projets liés au Technopôle Défense et
Sécurité, un organisme où s’activent déjà
six centres de recherche.
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carriere.jobboom.com/magazine
novembre-décembre 2008 vol9n°10
Un effet boUle de neige
Selon Daniel Marois, économiste régional
de Service Canada, ce fameux projet
ACCORD n’est pas étranger au fait que
la région attire les centres de recherche.
«Les intervenants veulent créer une
synergie en développant des liens étroits
entre les centres de recherche, les établissements
d’enseignement et les entreprises
privées», résume-t-il. On espère aussi
que la présence marquée de centres de
recherche dans la région permettra d’attirer
les investissements et ainsi de créer
de nouvelles entreprises et des emplois.
Alain Fecteau, président-directeur général
du Technopôle Défense et Sécurité,
estime que la présence de l’Université
Laval joue aussi un rôle déterminant dans
le développement du secteur de la recherche
à Québec. «Elle est reconnue pour la
qualité de ses équipes de recherche et
a une excellente réputation. Elle possède
d’ailleurs sept centres d’excellence dans
différents domaines [en photonique et
géomatique, par exemple].»
Ce que confirme Christian Goulet, président
de la Chambre de commerce de Québec,
en plus d’ajouter : «Les chercheurs attirent
les chercheurs, il y a un phénomène d’entraînement.»
Il souligne que RDDC-Valcartier
a également constitué un pôle d’attraction
important, une opinion partagée par André
Parent, gestionnaire clients stratégiques
à l’Institut national d’optique. «Il y a
30 ans, ce centre disposait déjà d’un
grand nombre de chercheurs dans le domaine
de la photonique. Avec l’Université
Laval, ils ont permis de créer une masse
critique d’expertise en photonique et laser»,
soutient-il.
Si la région est un terreau fertile pour les
centres de recherche, c’est aussi en raison
de certains avantages. «Ici, les loyers
sont moins chers qu’à Montréal, les
coûts de fonctionnement sont plus bas,
ce qui est très attrayant. On trouve aussi
un bon volume de main-d’œuvre qualifiée»,
estime Martine Roy. Ainsi, selon
l’Institut de la statistique du Québec,
plus de 16 % de la population régionale
de 15 ans et plus possède un diplôme
universitaire (baccalauréat et plus),
ce qui la place en deuxième position
après Montréal (21,6 %). Christian Goulet
prêche également pour sa paroisse en
disant que Québec est une fort belle ville,
où les chercheurs sont bien accueillis et
bénéficient d’une bonne qualité de vie.
le défi dU recrUtement
Mais une telle concentration d’expertise
pose aussi un défi particulier : celui du recrutement
de la main-d’œuvre. Comme la
croissance est au rendez-vous, le secteur
doit sans cesse dénicher chercheurs et techniciens
spécialisés. «Avec une croissance
annuelle de l’emploi de 5 %, le secteur de
la défense et de la sécurité a besoin de
travailleurs spécialisés, mais ils ne sont pas
faciles à trouver», indique Alain Fecteau.
«Les chercheurs ont des occasions d’emploi
partout dans le monde, précise Carl
Viel. Pour les attirer, nous effectuons des
démarches de recrutement sur les plans
national et international. Par exemple, l’an
dernier, en collaboration avec le ministère
du Développement économique, de l’Innovation
et de l’Exportation, nous avons mené
l’activité Voilà Québec pour faire connaître
la région aux États-Unis et éventuellement
recruter des chercheurs américains.»
«À la Chambre de commerce, nous travaillons
de concert avec l’INO et le PÔLE
Québec Chaudière-Appalaches pour
diffuser l’information sur les besoins de
main-d’œuvre. Le problème est que les
demandes des centres de recherche
sont tellement pointues qu’il est parfois
difficile de dénicher les chercheurs voulus»,
relève pour sa part Christian Goulet.
Dans la Capitale-Nationale, les projets
de recherche commencent donc par les
démarches pour trouver le bon candidat
avec le bon CV pour le bon poste…